Estonie : découverte des îles

Je profite des long week-end de ce mois d’avril pour prévoir deux escapades sur les îles Estonienne, Hiiumaa et Saaremaa. Au programme ce mois-ci, mon premier cleanup day en Lithuanie, et un retour à Soomaa pour faire du canoë.

Le premier jour de mon retour de Laponie, on pars avec quelques amis essayer de voir les aurores boréales. D’accord, ce n’est pas aussi puissant qu’au delà du cercle polaire arctique, mais c’est toujours un beau spectacle à regarder.

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Volontaire En Série

Je passe un de mes rares week-end à Tallinn, où j’ai pu rentrer dans l’organisation de Tallinn Music Week en tant que volontaire. Je fais le vestiaire pendant une soirée drum&bass dans un endroit underground de la ville. Pas le fun espéré, ma team n’étant pas très inspirée pour déconner. Le dimanche, je vais aider pour démonter un endroit construit pour l’occasion. J’arrive, mais finalement c’est pour le lendemain. J’en profite pour faire connaissance avec un couple franco-estonien, en jouant au ping-pong avec un fond de musique chill. Sympa finalement.

La deuxième semaine de ce mois est intéressante au travail. Je dois interviewer un des leader du mouvement Let’s Do It! à Chypre, que j’avais déjà rencontré en janvier lors d’une conférence. Un moment inspirant, qui confirme encore mon envie de continuer le combat pour un monde meilleur. Vous pouvez lire l’article ici.

Canoë Trip à Soomaa

Pour le week-end, je prévois de retourner à Soomaa, pour faire du canoë. Une amie de Saint-Pétersbourg me contact, elle veut sortir de la ville après les attentats qui ont été commis cette semaine. Je lui propose qu’elle me rejoigne, et nous voilà parti pour faire du canoë avec une température d’environ zéro degré. On sort doucement de l’hiver, la flore commence seulement à montrer ses premiers signes de renaissance. On fait une ballade de 12km sur la rivière Raudna – pendant laquelle mon portable s’est échappé – qui est entièrement pour nous, les touristes n’étant pas encore nombreux pendant cette période de l’année. Le niveau est accessible à tout le monde, le courant étant très calme.

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Dans les pas de Géant

Le premier long week-end de ce mois d’avril me permet d’aller découvrir la deuxième plus grande île du pays, Hiiumaa. Je trouve une âme charitable pour m’accueillir en couchsurfing malgré cette période de fete. Bon, l’Estonie n’est pas un pays avec une très forte tendance religieuse, donc ce n’était pas vraiment un problème. Susanna m’offre la possibilité d’utiliser la maison de sa grand-mère qui est absente. Je suis donc dans la capitale de l’île, Kärdla. Après un déjeuner avec sa famille au sud de la ville, je pars en vélo pour découvrir les environs. Je me rends vers l’île de Kassari, reliée à Hiiumaa par deux petits ponts. Je continue à pied dans les pas du Géant qui dans la légende voulait relier ses terres à sa grande sœur, Saaremaa. Malgré la température, cette période est parfaite pour apprécier cette marche sur la mer, n’ayant aucun touristes autour de moi pour ralentir ma progression.

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Le lendemain de cette ballade de 60 km à vélo – j’étais bien rincé – le papa de Susanna me propose de partir en road trip à l’ouest de l’île. Après avoir emprunter un chemin de terre chaotique – avec la Renault RS qu’ils ont gagné à un concours – nous arrivons dans un endroit perdu au milieu de la foret. Ici, un local construit des bâtiments en bois, dont une tour Eiffel d’une quarantaine de mètres, offrant une vue étendue sur cette île sans grand relief.

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Nous nous dirigeons ensuite vers l’extrémité ouest de l’île, pour visiter un ancien phare toujours actif. Malheureusement, la période touristique n’ayant pas commencé, nous admirons l’ouvrage depuis la terre ferme. Ensuite, de retour sur un chemin de terre pour rejoindre le spot de surf de l’île. Oui oui, meme ici, ils en font. Cependant, à cette période il n’y avait personne pour profiter des vagues printanières. Dernière visite de la journée, un ancien port de pêche, maintenant abandonné à une activité plus lucratives, un bar-restaurant pour les vacanciers, encore fermé.

Si j’avais pris un bus pour me rendre sur l’île, je tente cette fois de faire du stop depuis le ferry où le père de Susanna nous amènent – elle repart sur Tartu pour l’université. Le premier local à qui je demande va à Tallinn et m’y amène avec plaisir. Facile. Je recommande cette visite à cette période de l’année pour y apprécier le calme.

National Cleanup Day en Lithuanie

La semaine suivante, le travail m’amène cette fois en Lithuanie, où je vais assister à mon premier cleanup. Je dois aider l’équipe locale à prendre des photos des personnalités tel que le premier ministre. Une expérience dans le rush, assez brève, n’ayant que trois heures pour couvrir les différents lieux. J’en profite pour visiter la ville les jours suivants. Vilnius est la plus grande capitale des pays baltes, et on le sent tout de suite avec le fort traffic automobile. Le centre historique est plus calme et bourré de gros bâtiments plus ou moins esthétique. Le charme de la ville réside dans ses petites ruelles et arrières cours ouvertes, et un parc vallonné à l’Est du centre – Kalnų parkas – qui offre une belle vue sur la ville ainsi que les ruines du chateau médiéval.

J’ai été accueilli à Vilnius par Mikael et Simona, un charmant couple finno-lithuanien, qui sont actuellement en pleine rénovation de leur appartement qu’ils viennent d’acheter il y à quelques mois. Mikael est le co-fondateur de Trustroots, un site que j’utilise dès que possible. C’est un peu comme couchsurfing à ses débuts, avec beaucoup d’autostoppeurs. C’était super de les rencontrer et partager quelques délicieux repas en leur compagnie.

 

Dans le paradis des oiseaux

Le week-end suivant, direction Saaremaa, la plus grande île du pays. Je pars en bus avec Ksenia, pour rejoindre Kuressaare, la plus grande ville et capitale de la région. Là-bas, Tiiu – que nous avons contacté via couchsurfing –  nous attends pour nous amener dans sa maison de campagne à quelques 15 km de la ville. Elle pars quelques heures plus tard, en nous laissant sa maison grande ouverte, sous l’œil de sa mère habitant juste à côté. Nous prenons le thé chez notre voisine du week-end, puis elle nous offre la possibilité d’utiliser sa voiture pour partir à la découverte de l’île ! Le temps est soudainement dégueulasse. Il neige et vante violemment, mais nous allons quand même en direction des falaises de Panga, les plus grandes de la région atteignant jusqu’à 20 mètres. Malheureusement, les conditions météos sont vraiment exécrables, et nous rejoignons l’habitation de Tiiu. Elle s’est construite elle même ce charmant lieu de vie, grandement à partir de matériaux récupéré. On est sous le charme. On profite de ce temps enfermé pour cuisiner un gâteau pour nos hôtes.

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Le lendemain, le ciel est découvert et le soleil brillant, bien que peu réchauffant. Tiiu nous avait montré sur une carte son endroit préféré pour faire une randonnée. Nous allons donc en direction du Parc National de Vilsandi, à l’extrême nord-ouest de l’île. Une belle marche de 12km, à travers la forêt, les rives d’un lac et le bord de mer. Ici, c’est le paradis pour observer les cygnes, et nous avons eu la chance d’assister à des jolies vols groupés. A la fin de cette marche, on se retrouve devant un renard, qui ne fui pas. On s’assis pour se jauger pendant un moment, avant qu’il décampe dans une autre direction. Super ballade.

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On est censé partir le lendemain vers 11h, et la mère de Tiiu doit nous amener à Kuressaare pour qu’on fasse du stop afin de rentrer à Tallinn. Elle nous propose de faire un détour et d’aller visiter un monastère orthodoxe. Pourquoi pas. On rencontre les sœurs, dont une Grecque qui habite ici depuis quelques années. L’endroit est reposant et accueillant, et les sœurs sont très ouvertes pour entendre nos histoires. Elles nous font visiter les lieux et nous offre le thé.

Plus tard, on rejoint la route la plus proche pour commencer à faire du stop. Un jeune s’arrête au bout de quelques minutes et nous amène jusqu’au ferry, alors qu’il n’y allait même pas. Il avait l’habitude de faire la même chose que nous. Avant d’arriver au port continentale, on descend demander directement au conducteurs si on peux monter avec eux. Le premier accepte, et nous voilà parti pour Tallinn. Du moins, si on y arrive en vie. En effet, le mec est taré. Il utilise toute la puissance disponible de sa subaru pour remonter l’embouteillage que provoque ces sorties de ferry. Du coup, les premiers 10km, on les passe plus souvent à gauche qu’à droite. En évitant quelque fois des voitures en sens inverse. On pensait être arrivé encore plus rapidement que les prédictions, mais il nous arrête en plein milieu de l’autoroute, une trentaines de kilomètres avant la capitale. Ici, les voitures n’ont pas vraiment le temps de s’arrêter, mais au bout de 30 minutes, un gentil monsieur nous sauve. Encore un personnage atypique, qui ne veut pas parler de son activité, disant simplement qu’il survie, tout en faisant des voyages en République-Dominicaine et à Dubaï. D’accord.

Ainsi s’achève ce mois d’avril intense en découvertes et en rencontres.

Bilan SVE : 

Nombres de mois : 4
Villes découvertes : 6
Pays visités : 4
Excursions hors Tallinn : 15
Sauna : 3
Connaissances : 60-70
Niveau d’Estonien (de 1 à 10) : 1.8
Travail : Deux articles publiés – 4 Vidéos crées

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