SVE : Le début

Contexte : Ne me sentant plus à ma place dans mon ancien travail, je l’ai quitté pour me recentrer sur ce que je voulait vraiment faire. Quelques semaines après, j’ai eu la chance de participer à un programme Erasmus+ en Croatie, sur le thème des jeunes en difficulté d’insertion. Quelques rencontres m’ont définitivement confirmer l’envie de faire un SVE. Quelques mois plus tard, me voici en Estonie !

Bon d’abord, c’est quoi ce SVE ?!

Le Service Volontaire Européen fait partie du volet Jeunesse et Sport du Programme Erasmus+. Le SVE offre une expérience de mobilité et d’engagement dans un autre pays. Il permet de découvrir une autre culture et d’acquérir des compétences utiles à l’insertion socio-professionnelle. Gratuit, pour tous les jeunes de 17 à 30 ans.

Tu as 31 ans ? Dommage, tu es considéré comme vieux par l’UE et ne peux donc pas participer à ce programme de voyage gratos. Je te vois déjà venir :

Voyage gratos ? Trop cool.

Bon alors, pour être clair : le SVE n’est pas un voyage gratos. Certes, vos frais de déplacements pour vous rendre sur place sont remboursés (si vous ne dépassez pas le seuil), le logement est fourni, et vous avez une somme d’argent versé par mois. Tout cela dépend du pays dans lequel vous effectuez votre volontariat. Pour ma part, je reçois 235 euros par mois. Le coût de la vie étant similaire à la France, autant vous dire que si je veux vraiment faire quelque chose, je suis bien obligé de prendre dans mes économies. Si vous n’en avez pas, vous risquez de rester dans votre chambre tous les soirs, comme sûrement beaucoup de volontaires qui n’avaient pas idée de ça.

Pourquoi l’Estonie ? 

Mon idée était de trouver une organisation active pour l’environnement. Je me suis tourné premièrement vers la Finlande du fait de la réputation des pays nordiques par rapport aux questions écologiques. Pour augmenter mes chances de trouver quelque chose d’adéquat, j’ai étendu mes recherches à l’Estonie, et je suis tombé sur l’ONG Let’s Do It World. Cette organisation agît pour une planète sans déchets. Ses actions consistes en des clean-up et à la création d’un réseau mondial pour faire changer les habitudes des gens. Let’s Do It est née au moment où certains Estoniens ont organisé un clean-up dans le pays entier en 2008. 50.000 personnes se sont investit dans cet événement sans précédent.

Ayant récemment changer mes habitudes de consommations pour être plus responsable et créer moins de déchets, ce projet m’a donc paru comme une providence. L’objectif était d’aider l’équipe pour la communication et les relations publiques, un domaine où je voulais acquérir de l’expérience.

Je suis donc arrivé à Tallinn, capitale de l’Estonie, le 6 janvier 2016. Ma première impression fût un peu déconcertante. Mon coordinateur m’a amené dans mon appartement, au milieu d’un quartier Russe de la ville, qui consiste en centre commerciaux et gros bâtiments soviétiques, construits à l’époque de l’URSS pour la “colonisation” de l’Estonie. J’ai profiter de mon premier week-end pour aller me promener et voir un peu de la ville, qui est beaucoup plus jolie que mon quartier d’habitation.

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J’ai ensuite rencontré Meelika, ma tutrice chez Let’s do It, responsable de la communication. Elle m’a fait visiter le quartier où je travail, Telliskivi, rempli de petit “café”, restaurants, magasins designs ect ect. C’est le quartier des hipsters. Bien trouvé certains dirons ! Oui, j’aime bien.

J’ai été ensuite accueilli chaleureusement par toute l’équipe. Difficile de croire les personnes me disant avant me départ que les Estoniens ne sourient pas. Au contraire ! Je me suis rendu compte un peu plus tard que j’avais la chance d’évoluer avec une ONG pour ça, l’ambiance est vraiment décontractée par rapport à tout ce que j’ai pu voir dans mes autres expériences.

Mes premières tâches furent de la traduction, de la recherche, et pas mal de temps pour les démarches administratives comme me déclarer comme résident (pour obtenir les transports gratuits en ville), avoir un compte en banque ect… Meelika m’a donné pas mal de contacts pendant cette première semaine, et me voilà déjà parti en randonnée pour mon second week-end avec Mari, une journaliste qui travail pour une autre organisation dans les même bureaux que les notre.

Rencontre avec un pêcheur russe, picnic sur un lac gelé, 9km dans la neige, on est bien dans les pays baltes ! C’est chouette. Regardez sur la photo de gauche plus haut. Ça ressemble au drapeau Estonien. C’est un défi ici, de faire de belles photos du drapeau avec la nature.

Ma deuxième semaine de travail fût surtout consacré à l’élaboration d’une petite vidéo pour la newsletter interne de l’organisation. Reprise en main d’Adobe Première Pro, ce fût un sacré casse-tête, mais le résultat était pas trop mal pour un début. J’aurai plus de job à faire dans ce domaine par le suite apparemment. J’ai aussi rencontré Agnès, via Couchsurfing, qui a aussi un intérêt pour la photographie, et on s’est fait un petit trip photo un soir. Pas très long, car mes mains ont vite voulu rentrer au chaud.

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J’ai déjà perdu le bonnet sur cette photo… ça commence bien.

Mon week-end était quand à lui, organisé par l’agence nationale Estonienne, pour une “formation d’entrée” au SVE. En gros, on regroupe les nouveaux arrivants dans le pays pour les faire échanger sur leurs motivations, leurs envies … avec aussi des informations générales sur le programme et sur le pays d’accueil. J’y étais avec 5 autres volontaires, venant de Russie, Italie, Portugal, Slovaquie et Allemagne. Un bon moment, ponctué par ma première entrée dans un sauna ! C’est une tradition ici, presque tout le monde à une maison à la campagne avec un sauna dans la jardin. Nous, c’était à l’intérieur d’un hotel, dans un spa. J’ai plus passé de temps dans le jacuzzi et la piscine, n’était pas un adepte des très grandes chaleurs. Mais bonne expérience !

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Un début riche en rencontres et en activités déjà ! A suivre, et ça continue sur le même rythme. A bientôt !

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3 thoughts on “SVE : Le début

  1. Je me renseigne sur le SVE et je suis tombée sur ton blog. Ton article est très intéressant et je te souhaite une belle expérience en Estonie.
    J’ai une question, tu dis d’être concentrée sur la Finlande puis l’Estonie. Comment as-tu fait ça ? Car dans les projets ouverts je trouve qu’il y en a vraiment pas beaucoup. Faut-il contacter toutes les associations qui reçoivent pour se renseigner si elles comptent ouvrir un projet ? Merci d’avance pour la réponse.

    • Salut Maïté,

      Merci ! En effet, j’ai seulement pris la liste des associations, et j’envoyait un e-mail pour demander s’ils recherchaient quelqu’un. Et par chance, mon organisation avait une annonce au même moment, car une française n’avait pas pu venir. Il y avait un site pour aussi pour avoir une liste d’associations qui cherchent des gens, mais il vient de fermer, dommage. Bon courage, et n’hésite pas si tu as des questions !

  2. Pingback: SVE : Let’s do It | Voyagez votre vie

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